Infos pratiques
Quand
Dès maintenant : l’automne astronomique ne commence que le 23 septembre 2026, la nature a déjà de l’avance
Le principe
Une balade ordinaire transformée en chasse aux indices : 10 signes à repérer, du plus simple au plus subtil
Dès quel âge
Dès 3 ans pour les feuilles qui craquent et les cônes ; dès 6 ans pour les questions « pourquoi »
Durée
45 minutes à 1 h 30, dans une forêt communale ou un parc, sans matériel particulier
Le prix
Gratuit, partout
À glisser dans le sac
Une petite loupe, un téléphone pour photographier et un sachet pour les graines et les cônes
L’automne commence bien avant que toute la forêt change de couleur
Quand on demande à un enfant à quoi ressemble l’automne, la réponse est souvent simple : des arbres orange, des feuilles par terre et des marrons.
Le 10 septembre, pourtant, une grande partie des paysages de Suisse romande est encore verte. Et c’est justement ce qui rend la période intéressante.
L’automne astronomique ne commencera que le 23 septembre 2026, mais la nature, elle, ne consulte évidemment pas le calendrier. Certains fruits mûrissent, quelques feuilles commencent à changer, les jours raccourcissent et des fleurs typiques de la fin de l’été apparaissent déjà.
MétéoSuisse rappelle d’ailleurs que les grandes colorations des forêts arrivent généralement plus tard : en moyenne vers la fin septembre au-dessus de 1 000 mètres et plutôt dans les premiers jours d’octobre en plaine. En septembre, les changements sont donc encore des indices à débusquer, pas forcément des paysages entièrement roux.
Parfait pour lancer un défi aux enfants : combien de signes de l’automne réussiront-ils à trouver ? Et si vous cherchez ensuite où prolonger la balade, notre page des activités pour enfants en automne recense plusieurs centaines de sorties en Suisse romande.
1. Une feuille qui n’est déjà plus complètement verte
Commencez par le plus simple. Pas besoin de trouver un arbre entièrement jaune. Cherchez plutôt la feuille différente des autres : un bord jaune, une tache orangée ou une branche qui semble avoir quelques semaines d’avance.
Vous pouvez demander : « Pourquoi celle-ci change-t-elle de couleur alors que les autres sont encore vertes ? »
Lorsque les jours raccourcissent et que les températures diminuent, les arbres commencent progressivement à dégrader la chlorophylle qui donne leur couleur verte aux feuilles. Les pigments jaunes et orangés, présents depuis toujours mais masqués, deviennent alors visibles.
Petit défi : chaque enfant doit trouver une feuille totalement verte, une feuille qui commence à jaunir et une feuille déjà brune, puis les ranger dans l’ordre de leur transformation.
2. Des baies rouges ou orange au bord du chemin
Alors que les arbres sont encore très verts, certaines haies commencent déjà à afficher des couleurs beaucoup plus automnales. Regardez notamment les fruits sauvages et les arbustes présents en bordure des chemins.
Le sorbier des oiseleurs, par exemple, produit des grappes de petits fruits orange ou rouges bien visibles à cette période. Les cynorhodons de l’églantier, ces petits fruits rouges allongés, font également partie de ces touches de couleur qui annoncent la saison suivante alors que le feuillage reste vert.
Le jeu : cherchez ensemble trois couleurs de fruits différentes. On regarde, on photographie éventuellement, mais on évite de goûter : certaines baies sauvages ne sont pas comestibles.
3. Les premières graines qui tombent des arbres
L’été, les enfants regardent souvent ce qui pousse. À partir de maintenant, faites-leur regarder ce qui tombe.
Glands, samares d’érable (les petites hélices), faînes du hêtre, petites graines ou cônes commencent à rendre le sol beaucoup plus intéressant.
Prenez-en une dans la main et posez simplement la question : « À ton avis, comment cette graine peut-elle devenir un arbre ? »
Il n’est pas nécessaire de transformer la promenade en cours de botanique. L’objectif est surtout de faire comprendre qu’un arbre prépare déjà la génération suivante.
Défi : trouver une graine qui vole, une graine qui roule et une graine qui pique.
4. Les premiers colchiques dans les prés
Voilà probablement l’indice qui surprendra le plus les enfants. Alors que beaucoup de fleurs disparaissent progressivement, de petites fleurs mauves peuvent surgir dans certaines prairies : les colchiques d’automne.
Ils fleurissent généralement entre la mi-août et octobre et peuvent donc déjà être observés en septembre. À première vue, ils ressemblent presque à des crocus qui se seraient trompés de saison.
Question à poser : « Pourquoi cette fleur apparaît-elle alors que l’été se termine ? »
Important : on les observe sans les cueillir ni les toucher inutilement, le colchique étant toxique.
5. Des pommes de pin et des cônes partout sous les arbres
Sous les conifères, baissez les yeux. Les cônes sont un matériau parfait pour occuper les enfants : petits, grands, ouverts, fermés, grignotés.
Demandez-leur d’en trouver trois différents, puis observez-les de près. Avec une petite loupe dans le sac, une simple pomme de pin peut facilement devenir dix minutes d’exploration.
Et si l’une d’elles semble avoir été méthodiquement décortiquée, cherchez autour : un animal est peut-être passé avant vous.
6. Des traces de repas laissées par les animaux
L’automne ne se voit pas uniquement dans les arbres. Il se lit aussi au sol. Une coquille vide, un cône grignoté, une noisette ouverte ou des restes de fruits constituent autant de petits indices.
Le jeu devient alors une enquête : « Qui a mangé ici ? » Écureuil ? Oiseau ? Petit rongeur ?
Pas besoin d’avoir systématiquement la réponse. Pour un enfant, formuler une hypothèse puis chercher d’autres indices fait déjà partie de l’expérience.
Et si vos enfants commencent à regarder sérieusement les animaux, notre guide des animaux à observer avec les enfants en septembre prend le relais : chevreuils, marmottes et oiseaux migrateurs y ont chacun leur chapitre.
7. Les oiseaux qui deviennent beaucoup plus nombreux au même endroit
Voici un indice qu’il faut davantage observer dans le ciel. Pendant les périodes migratoires, certaines espèces se regroupent avant ou pendant leur déplacement. Les hirondelles, notamment, peuvent former des rassemblements impressionnants sur les câbles et les toits.
La Station ornithologique suisse documente bien ces mouvements automnaux : à la fin de l’été, les oiseaux se préparent, certains constituent des réserves, d’autres partent vers le sud, souvent de jour et en groupes.
Avec les enfants, inutile de commencer par identifier l’espèce. Posez plutôt la question : « Pourquoi sont-ils tous ensemble ? » Puis observez :
- volent-ils tous dans la même direction ?
- se posent-ils ensemble ?
- repartent-ils par petits groupes ?
Pour les plus grands, cela peut ouvrir naturellement la discussion sur la migration.
8. Les premières feuilles mortes qui craquent sous les chaussures
Il n’y en a peut-être encore que dix. C’est suffisant.
Demandez à votre enfant de trouver l’endroit du chemin où le bruit de ses pas change. Puis marchez dessus. Une feuille encore souple ne produit presque rien. Une feuille bien sèche craque immédiatement.
C’est probablement l’activité la moins scientifique de cette liste. Mais à 3 ou 4 ans, elle risque aussi d’être l’une des plus populaires.
9. La lumière qui disparaît beaucoup plus vite le soir
Il y a également un indice d’automne que l’on ne trouve ni dans un arbre ni au sol. Regardez simplement l’heure.
À Lausanne, la durée du jour diminue d’environ trois minutes chaque jour au début du mois de septembre. Entre les sorties de l’école, le goûter et le dîner, cette différence commence rapidement à se sentir.
Pour les enfants, faites une expérience beaucoup plus concrète. Choisissez un arbre visible depuis chez vous et regardez-le chaque semaine à la même heure. La lumière ne sera progressivement plus la même.
C’est une manière extrêmement simple de leur montrer que les saisons ne changent pas en une nuit.
10. Trouver « l’arbre qui a commencé l’automne en premier »
Pour terminer la chasse, cherchez un arbre qui semble avoir pris de l’avance sur tous les autres. Il peut être légèrement jaune, avoir déjà perdu quelques feuilles, porter des fruits mûrs ou simplement paraître très différent de ses voisins.
Prenez-le en photo. Puis revenez au même endroit dans deux semaines. Cette fois, demandez : « Qu’est-ce qui a changé ? »
C’est probablement la meilleure expérience de toute la liste, parce qu’elle oblige l’enfant à comparer deux moments plutôt qu’à simplement regarder.
Faites-en un bingo de l’automne
Pour les enfants qui ont besoin d’un objectif pour marcher, transformez ces observations en mission. À retrouver pendant la balade :
- une feuille jaune
- une baie rouge
- une graine tombée
- une fleur d’automne
- un cône
- une trace de repas
- un groupe d’oiseaux
- une feuille qui craque
- un signe que les journées raccourcissent
- l’arbre le plus « automnal » de la balade
10 sur 10 ? Mission automne accomplie.
Avec les 3 à 5 ans, cinq éléments suffisent largement. Avec les 6 à 10 ans, ajoutez une règle : ils doivent expliquer pourquoi chaque élément pourrait annoncer l’automne. Et pour prolonger l’enquête au fil des semaines, nos sorties nature et animaux en automne donnent de nouveaux terrains d’observation.
Où faire cette chasse aux premiers signes de l’automne en Suisse romande ?
Pas besoin de partir dans les Alpes. Une forêt communale ou un parc suffit. Mais Kidora référence déjà plusieurs endroits particulièrement adaptés à ce type d’observation.
Le Sentier didactique de la forêt des Arses à Rougemont colle parfaitement au sujet : les enfants y touchent l’écorce, comparent les aiguilles, écoutent les oiseaux et cherchent des traces d’animaux sur un parcours conçu pour comprendre le fonctionnement de la forêt. Accès libre, dès 4 ans.
Au Sentier didactique de Chevroux, dans la Grande Cariçaie, les passerelles en bois et la tour d’observation à trois niveaux permettent plutôt de chercher les oiseaux et les changements autour des marais et du lac de Neuchâtel. Une boucle d’environ une heure, gratuite.
Au Bois de mon Cœur, à Villars-sur-Glâne, les deux sentiers didactiques, celui de l’arbre et celui des oiseaux, fonctionnent bien pour comparer les arbres et transformer l’observation en jeu, avec des canapés forestiers pour le goûter.
Le Bois de Bondex à Céligny offre un mélange de forêt, de prairies et de marais, donc plusieurs milieux naturels différents sur une même petite sortie. On y reste sur les chemins et les chiens n’y sont pas admis.
Enfin, autour du Lac des Vernes à Meyrin, les roseaux, les oiseaux d’eau, les libellules et les pontons donnent un terrain d’observation différent de la forêt classique, accessible en poussette et en tram.
Pour davantage d’idées, consultez toutes les activités pour enfants en automne : Kidora y référence plusieurs centaines de sorties saisonnières en Suisse romande.
Cinq terrains d’observation pour cette chasse aux indices
Sentier didactique de la forêt des Arses à Rougemont
Une balade familiale à Rougemont (VD) sur un sentier didactique en pleine forêt. Panneaux ludiques, ombre agréable et nature vivante pour éveiller la curiosité des enfants.
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Sentier didactique de Chevroux : passerelles, QR codes et tour d'observation sur la Grande Cariçaie
Une boucle d'une heure sur des passerelles en bois, vingt-sept panneaux à découvrir avec des QR codes et une tour d'observation en bois de trois niveaux : le sentier didactique de Chevroux fait entrer les familles dans la Grande Cariçaie. C'est gratuit et ouvert toute l'année.
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Au Bois de mon Cœur : sentiers didactiques et canapés forestiers à Villars-sur-Glâne
Vos enfants savent-ils reconnaître un chêne d'un hêtre, ou l'oiseau qui chante au-dessus d'eux ? Dans la forêt de Moncor, aux portes de Fribourg, Au Bois de mon Cœur propose deux sentiers didactiques, six stations, des canapés forestiers et une scène en pleine forêt.
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Bois de Bondex : balade nature à Céligny
Le Bois de Bondex, à Céligny, est une petite réserve naturelle nichée dans l'enclave genevoise de Terre Sainte. Forêt, prairies et marais s'y côtoient sur quelque 6,6 hectares, avec une biodiversité étonnante. Une sortie nature tranquille pour observer, marcher et respirer en famille.
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Lac des Vernes - Meyrin
Envie d'une bulle de nature toute proche de la ville, sans voiture et sans réservation? Le Lac des Vernes, à Meyrin, est un petit plan d'eau bordé de roseaux où vos enfants observent oiseaux, libellules et grenouilles le long d'un sentier facile et accessible toute l'année.
Voir la ficheTrouvez votre prochaine sortie d’automne
Forêts, sentiers didactiques, parcs et réserves naturelles de Suisse romande, classés par canton, par ville et par âge.
Voir les activités en automneQuestions fréquentes
Quand commence officiellement l’automne 2026 en Suisse ?
L’automne astronomique commence à l’équinoxe, le 23 septembre 2026 à 2 h 05 du matin, heure suisse. L’automne météorologique, lui, débute par convention le 1er septembre. Dans la nature, les premiers signes sont visibles bien avant l’une comme l’autre de ces dates.
Pourquoi les feuilles changent-elles de couleur en automne ?
Quand les jours raccourcissent et que les températures baissent, l’arbre cesse de produire de la chlorophylle et récupère ce qu’elle contient. Le vert disparaît et laisse apparaître les pigments jaunes et orangés qui étaient déjà présents dans la feuille. Les rouges, eux, sont fabriqués à ce moment-là par certaines espèces.
Quand les forêts de Suisse romande deviennent-elles vraiment colorées ?
Selon MétéoSuisse, la grande coloration des hêtres commence en moyenne vers la fin septembre au-dessus de 1 000 mètres et dans les dix premiers jours d’octobre en plaine. Le maximum de couleurs se situe en octobre. En septembre, on cherche donc des indices isolés, pas des paysages roux.
Les enfants peuvent-ils goûter les baies rouges trouvées au bord du chemin ?
Non. Plusieurs baies sauvages sont toxiques et certaines ressemblent beaucoup à des fruits comestibles. La règle simple avec les enfants : on observe, on photographie, on compte les couleurs, mais on ne goûte rien qui n’ait été identifié par un adulte.
Le colchique est-il dangereux pour les enfants ?
Oui, toute la plante est toxique, y compris la fleur. On l’observe de loin, on ne la cueille pas et on se lave les mains si un enfant l’a touchée. Sa ressemblance avec un crocus rend l’explication d’autant plus utile.
Dès quel âge cette chasse aux indices fonctionne-t-elle ?
Dès 3 ans pour les feuilles qui craquent, les cônes et les baies à repérer, avec un bingo réduit à cinq éléments. Dès 6 ans, les enfants peuvent expliquer pourquoi chaque indice annonce l’automne et comparer deux visites du même arbre à quinze jours d’écart.
Faut-il aller en montagne pour trouver ces signes ?
Non. Une forêt communale, un parc ou un chemin de campagne suffisent. Les sentiers didactiques de Rougemont, de Chevroux ou de Villars-sur-Glâne, la réserve du Bois de Bondex à Céligny ou le Lac des Vernes à Meyrin sont simplement des lieux où l’observation est déjà guidée.